Il y a quelques jours de cela, ma soeur me demande de l’aider dans l’écriture d’un paragraphe décrivant un paysage. L’idée était relativement simple ; il fallait utiliser un vocabulaire lié à la sensation, à la perception...bref, le prof demandait une simple description. Et voici le résultat, en lieu et place de la dite description ma soeur s’est retrouvée avec une mini réflexion sur la possibilité d’une description de paysage. Réflexion qui va jusqu’à intégrer une certaine référence heideggerienne au dasein.L’idée développée dans ces quelques lignes est relativement simple : les descriptions réalisées par des élèves sont, le plus souvent, purement visuelle. Je voulais juste mettre en évidence que ce que l’on retient d’un paysage n’est pas purement photographique, bien au contraire. Il suffit de lire Proust pour s’en rendre compte. Avec la fameuse madeleine, c’est le gout qui agit comme déclencheur du souvenir. La reminiscence n’est pas d’origine visuelle.
Voici le texte en question :
No podemos reducir la descripción de un paisaje a la mera enumeración de objetos visuales de una fotografía. El paisaje en sí entraña mucha más complejidad: es una mezcla de olores, de colores, de profundidades varias, de sensaciones diversas y la especial característica de la vivencia, del estar in situ. Podría describir un largo camino de tierra serpenteando entre los pinos, una vegetación típica del mediterráneo; y como poco a poco, a medida que aparece el mar, desaparece el camino y se abre la extensa cala con su agua quieta y tranquila. En fin, un cuadro impresionista, una mezcla de verde, de oro y de azul: manchas de colores dejadas por un artista genial. Sin embrago, al describir este aspecto tan visual del paisaje, habría dejado de lado el olor…el olor a pino, el olor a salitre y la experiencia de la brisa acariciándome como si unos dedos me recorriesen la piel suavemente…el suspiro de Neptuno.

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